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La maison passive, une approche par les chiffres
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VMC double flux, rupteur de ponts thermiques, triple vitrage avec gaz argon... On traite souvent la question de la maison passive exclusivement d’un point de vue technique. Nous avons décidé de traiter la question d’un point de vue financier. Comparons deux maisons de 83m² : la première est un pavillon classique conforme à la règlementation thermique 2005 et chauffée à l’électricité. La deuxième est une maison passive. Elle est strictement identique d’un point de vue surface. Elle dispose d’un petit poêle à granulés qui peut servir d’appoint en période de grand froid. 1. Gains au quotidienA l’heure actuelle, on ne maîtrise pas les augmentations futures du coût de l’énergie. On part sur 2 hypothèses d’augmentation généralisée du coût des énergies. Hypothèse optimiste Dans cette hypothèse, nous imaginons avec beaucoup d’optimiste une augmentation de seulement 2,50% par an du coût de l’énergie.
Gain sur 30 ans : 40 270€Hypothèse peut être plus réaliste Dans cette hypothèse, nous partons sur une démarche plus réaliste en posant une augmentation régulière de 6% du coût des énergies.
Gain sur 30 ans : 72 516 €2. Gains en entretienSi l’on compare les consommations des maisons existantes dans le parc français avec les consommations d’une maison passive, on se rendra compte qu’une maison passive consomme environ 20 fois moins d’énergie qu’un pavillon classique. On pourrait légitimement croire que les maisons neuves se rapprochent spontanément des performances du label allemand. Malheureusement le nombre de constructeurs respectant a minima (voire pas du tout) la réglementation thermique en vigueur lors de constructions neuves est très faible. D’autre part, les constructions neuves classiques ne prennent pas du tout au compte des aspects pourtant essentiels en matière thermique. Par exemple, la question de l’étanchéité à l’air n’est absolument pas prise en compte par le diagnostic de performance énergétique, seul élément permettant d’attester des performances d’un logement en France. Or il est bien connu que les infiltrations d’air va créer des chocs thermiques, eux-mêmes générateurs d’un effet de rosée. Cet effet de rosée, né de la condensation, va rendre l’isolant humide. Or, à titre d’exemple, la laine de verre perd 90 % de son pouvoir isolant lorsqu’elle est mouillée. Ainsi, un certain nombre de remises à niveau vont devoir inévitablement être réalisé dans le cas d’un logement classique, alors que la conception raisonnée testée sur des milliers de maisons en Allemagne de la maison passive permettra de s’affranchir de ces travaux. Il est donc de votre ressort de faire appel à un constructeur de maison prenant en compte ces problématiques. Un test simple et accessible à lui faire passer est la question de la simulation thermique dynamique des logements suivants, n’hésitez pas à lui poser la question. Bien souvent, les constructeurs ne savent même pas de quoi il s’agit. 3. Gains à la reventeUn autre aspect à en compte et c’est lui de la revente du bien immobilier.En effet, depuis désormais deux ans, lors de toute transaction immobilière, un diagnostic de performance énergétique doit être fourni par le vendeur. Ce document, bien qu’approximatif, permet d’avoir une idée générale de la consommation du logement. Les acquéreurs commencent dès aujourd’hui à être sensibilisés à la question des coûts de chauffage : de nombreux témoignages commencent désormais à remonter depuis les agences immobilières et les notaires, voire par les vendeurs eux-mêmes,où des acquéreurs n’ont pas concrétisé leur achat à cause des trop grosses consommation générées par le logement convoité. Ainsi, disposer d’un bien durable est un gage de tranquillité en cas de revente du bien immobilier, face aux logements classiques surnommés "passoires thermiques". Le pavillon classique aura une étiquette située entre E et G, alors que la maison passive sera toujours A ! Comment dans ce contexte rivaliser avec une maison de ce type ? 4. Gains d’un point de vue écologique.Bien évidemment, une maison passive produit très peu de gaz à effet de serre, que ce soit au niveau de sa construction, des consommations quotidiennes, ou de sa destruction et de son recyclage. Il faut néanmoins qu’elle soit construite avec des matériaux sains nécessitant peu d’énergie grise. Toute la question du logement lors des prochaines années sera en effet de pouvoir trouver le juste arbitrage entre le coût, le bilan carbone et la performance thermique des futurs biens construits. On peut donc considérer que la maison passive est bel et bien une maison écologique.
Pour en savoir plus : Logiconfor
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