Le bois énergie
Le bois énergie est l’énergie de chauffage la moins chère du marché actuellement. Il est au centre de nos préoccupations environnementales car il ne dégage pas plus de CO2 dans l’atmosphère qu’il n’en stocke. Il s’agit d’une énergie renouvelable.
Il existe plusieurs types de chaudières et de poêles à bois. Les équipements à granulés ou à plaquettes (bois déchiqueté) sont désormais autonomes (vis sans fin, programmation, etc.). Nous préconisons ce type de chauffage écologique qui valorise la sciure et les copeaux issus de l’exploitation du bois (débouché noble pour des "déchets") et qui repose sur une énergie renouvelable abondante : l’énergie solaire (par photosynthèse). Les poêles à granulés de bois (cf. photo ci-dessous) ont de très bons rendements.
Actuellement en Europe, le bois est une énergie de chauffage moins chère que le gaz, le charbon, l’électricité et le fioul.
La paille
Peu utilisée en France comme combustible (beaucoup plus en Scandinavie, Autriche, etc.), la paille a un bel avenir devant elle, au lieu d’être inutilement et scandaleusement brûlée dans certains champs.
Le biogaz
A ne pas confondre avec les gaz récupérés tous azimuts dans certaines décharges et dont la composition est difficilement identifiable. Le méthane (CH4) obtenu à partir de la fermentation contrôlée des déchets organiques ou de stations d’épuration (impossible pour les assainissements autonomes), permet de valoriser écologiquement une partie des déchets des ménages (à la différence des incinérateurs qui émettent des dioxines et des gaz acides). La voie de la méthanisation des déchets urbains pourrait permettre aux villes qui veulent réellement s’engager dans une politique de développement soutenable, de convertir leur parc de véhicules (bus, voitures de service, etc.) au gaz naturel et d’avoir leur propre production de carburant.
Les agrocarburants
Les agrocarburants issus du colza, du tournesol, du blé ou de la betterave... peuvent être utilisés purs. Ils sont une alternative sérieuse et durable aux carburants fossiles qui sont la première source mondiale de gaz à effet de serre (GES) et donc à l’origine du réchauffement climatique. Cependant, il ne faudrait pas que la culture intensive des végétaux produisant ces agrocarburants se fasse au détriment de la filière alimentaire et soit à l’origine d’autres pollutions (de l’eau, des sols, etc.). La logique voudrait que les engins agricoles nécessaires à la culture des champs soient les premiers à consommer ces agrocarburants et que les traitements chimiques (issus de la pétrochimie) soient proscrits de cette agriculture afin que la filière ne dépende plus de cette énergie fossile qu’est le pétrole.