Ceci pour répondre à la popularité croissante des aliments biologiques dans les pays..... industrialisés.
Selon la FAO, ce programme permettrait donc concrétement aux petits exportateurs africains d’accéder à un marché rémunérateur qu’est l’agriculture biologique, en leur donnant les moyens d’amiolorer la qualité de leur production et leurs compétences techniques.
A première vue, ce projet apporte emploi et durabilité des terres (bénéfices sociaux, écologiques et économiques). C’est pourquoi il est soutenu autant par des groupes d’agriculteurs africains que par les organisateurs du commerce équitable
Mais nous ne pouvons pas nous empêcher d’avoir un peu peur. L’agriculture biologique en Afrique vendue par un commerce réellement équitable, pourquoi pas. Mais il ne faudrait pas que, du coup, toutes les terres biologiques européennes soient en Afrique. Si, pour élargir l’offre, les produits biologiques traversent une partie de la planète pour arriver, où est l’intérêt ?
Le maintien d’une agriculture locale et durable fait encore plus partie de l’avenir pour répondre à la demande. Encore faut-il suivre les saisons et le climat de chacun..... Les tomates et les fraises ne doivent venir que de chez nous et en ETE ! En revanche, le merveilleux café moka provient d’Afrique, oui, payé à juste prix à des agriculteurs biologiques locaux.