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Douze idées reçues sur la voiture

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vendredi 14 décembre 2007, par Econo-Ecolo

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Au cours des dernières décennies, deux modifications importantes sont intervenues dans l’organisation sociale :

- l’éparpillement de l’habitat et des lieux d’activités sur tout le territoire et plus dans les seules villes et agglomérations ;

- la flexibilisation massive des horaires de travail (développement des temps partiels, des horaires flexibles, etc.).

Ces changements structurels ont été accompagnés d’une évolution des mentalités et des modes de vie, de plus en plus individuels. De nouvelles obligations en matière de mobilité en ont résulté : les enfants vont à l’école dans un coin, les parents travaillent dans des lieux différents, les loisirs se passent encore ailleurs,. Pour effectuer ces déplacements, plus nombreux et plus complexes, la voiture s’est peu à peu imposée comme la solution la plus simple, voire la seule. Le parc automobile a connu une croissance spectaculaire.

Les transports publics ne peuvent plus répondre à toutes les attentes des citoyens : ils sont - ou semblent être - trop peu souples, pas assez fréquents, pas assez rapides, pas assez confortables, . sans même évoquer le déplacement à vélo ou à pied !

Tous ces éléments confortent l’idée que, souvent, le choix n’existe plus et que le déplacement seul en voiture, l’autosolisme, s’impose comme l’unique manière de se déplacer.

Aujourd’hui, plusieurs éléments remettent ce mode de fonctionnement en question.D’une part,il est nécessaire de maîtriser les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. D’autre part, l’augmentation sensible et irréversible des prix des carburants et du coût de la voiture en général, rend tout aussi nécessaire le passage à un autre modèle de mobilité. Assurer un fonctionnement socio-économique durable compte tenu de ces éléments nécessite de trouver des solutions qui ne créent pas de nouveaux « exclus » de la mobilité (zones rurales) ni n’accroissent les inégalités en termes de droit au déplacement.

C’est dans ce contexte que les cellules de mobilité des organisations syndicales (FGTB et CSC) et d’Inter Environnement Wallonie ont décidé de mener une réflexion commune, en analysant quelques idées reçues en matière de mobilité. Cette analyse a bouti à une brochure de 40 pages qui s’adresse à toutes et tous les citoyen(ne)s,dans toutes leurs dimensions : travailleurs, parents, consommateurs,. Parce que se déplacer est aujourd’hui pour toutes et tous une nécessité. Et qu’il est de notre responsabilité de le faire dans les meilleures conditions de solidarité envers les générations présente et futures.

Cette brochure s’attache à « démonter » douze idées reçues. Celles-ci peuvent être groupées autour des notions de :

- Liberté (fiches 1 et 2)

- Image de soi (fiches 3 et 4)

- Santé (fiches 5 et 6)

- Mobilité au quotidien (fiches 7, 8 et 9)

- Voies de solution (fiches 10 et 11)

- Justice sociale (fiche 12)

Cette brochure vous permettra de constater que les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être.Et qu’une utilisation combinée des moyens de transports existants sera bénéfique pour tous les aspects de notre vie : environnement, vie de famille et vie sociale, emplois, économie. bref, qualité de vie.

La brochure ne préconise ni le tout à vélo, ni l’abandon de la voiture. Mais bien le recours au moyen de transport le plus adapté à chaque situation.

La mobilité et ses coûts

Quel que soit le mode de transport utilisé, se déplacer coûte. Certains coûts sont directement pris en charge par les utilisateurs, on les appelle les coûts « internes ». Pour la voiture, ce sont le prix d’achat, le carburant, les assurances... D’autres coûts sont pris en charge par la collectivité, ce sont les coûts « externes ». Ils sont causés par les « incidences négatives » : la pollution atmosphérique, le bruit, les dommages à l’environnement, les accidents...

Certaines dépenses internes, payées par les usagers, intègrent directement le circuit économique : achat du véhicule, entretien...

D’autres sont versées aux pouvoirs publics (TVA, taxe de circulation, accises sur le carburant,.). Elles permettent à l’Etat d’assumer une partie des coûts externes. Une partie seulement, le reste étant indirectement financé par les autres rentrées fiscales.

Les coûts externes des différents moyens de transport ne sont pas tous les mêmes. D’une part, les incidences négatives varient d’un mode de transport à l’autre. D’autre part, les utilisateurs en paient parfois directement une partie (on dit alors que les coûts sont « internalisés »). Le graphique ci-contre, extrait d’une étude financée par la Commission européenne, résume la situation. Les coûts y sont exprimés en euros pour mille personne.

Ils tiennent donc compte du nombre moyen de passagers des différents véhicules (voitures, bus, trains, avions).

http://www.csc-en-ligne.be/Images/brochure%20compl%C3%A8te_tcm22-128357.pdf

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