Pour en savoir plus sur le du crédit d’impôt sur l’équipement de récupération d’eau de pluie, lisez l’article sur le feuilleton concernant le vote de cet amendement.
Après un très long accouchement de cet amendement imputable aux multiples obstacles posés par le Sénat manipulé par le gouvernement, le dernier épisode de ce feuilleton laisse sans voix : le découpage de l’arrêté définissant les modalités d’application en deux !
L’arrêté qui vient d’être passé ne concerne que l’usage externe de l’eau de pluie : le jardin consomme moins de 10 % de l’eau d’un ménage. En conséquence, le gouvernement a préféré s’attaquer à l’enjeu le plus faible au risque de délaisser les 90 % restant…
En Belgique, chaque bâtisse neuve doit être équipée d’un système de récupération d’eau de pluie. En France, nous n’arrivons pas à faire voter un simple crédit d’impôt sur ce sujet.
Pourtant la récupération d’eau de pluie permet d’économiser la consommation et le traitement d’hectolitres d’eau et de baisser, voire d’annuler, la facture d’eau d’un ménage.
Cette eau de pluie peut être utilisée pour les WC, se laver, mais également pour l’eau des robinets sous certaines conditions (voir l’article sur la récupération d’eau de pluie).
C’est donc un geste écologique et économique au niveau collectif et au niveau individuel… pour peu qu’on en favorise fiscalement son investissement.
Quelles sont donc les raisons de ces revirements ? Problème budgétaire ? Cela ne semble pas être le cas. Il a été démontré l’aspect vertueux de ce système qui permettra à des entrepreneurs d’augmenter leur chiffre d’affaires et à l’état d’engranger plus de TVA.
Peut-être pour des raisons de santé publique ? Existe-t-il un doute sur les aspects sanitaires de la récupération d’eau de pluie ? Pourtant la Belgique et l’Allemagne utilisent depuis longue date ce système sans avoir démontré de problème de santé.
Serait-ce alors une sordide histoire économique ? Des lobbies ? Quels lobbies ? Les compagnies distributrices d’eau ?
Dans tous les cas, il est difficile de comprendre pourquoi le pouvoir législatif ait autant tergiversé sur la décision d’un crédit d’impôt qui aurait permis de faciliter l’installation de récupérateur d’eau, vertueux pour l’économie des ménages et pour la protection de l’environnement.